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du comité de seine et marne d'athlétisme (77)

Bilan des Jeux Olympiques de TOKYO


Le résumé de la compétition des athlètes seine et marnais 



par Vincent KROPF,


Président de la Commission Documentation et Histoire - CDA77 & Membre du CDOS 77



L’histoire aime bien les clins d’œil. C’est lors des Jeux Olympiques de Tokyo en 1964 que la première seine et marnaise disputait une épreuve olympique, elle s’appelait Colette REVENU et disputait l’épreuve de fleuret, aux côtés de son frère Daniel et de Jacky Courtillat (qui reviendront médaillés de bronze par équipe). Près de cinquante ans plus tard, les Jeux Olympiques reviennent à Tokyo et il y a de nouveau trois fleurettistes de Melun sélectionnés pour les épreuves olympiques. 


Et parmi ces trois escrimeurs, c’est Pauline RANVIER qui s’élance en premier parmi les 11 athlètes seine et marnais présents à Tokyo. Ainsi, le 25 juillet 2021, Pauline Ranvier dispute le 16e de finale face à la canadienne HARVEY et s’incline 15-9. Seule sa coéquipière Thibus passera le cap des 16e de finale. Mais la France peut s’appuyer sur une équipe solide, ce qu’elle confirmera le 29 juillet.


Le lendemain, le 26 juillet, c’est son coéquiper de club, Enzo LEFORT, vice-champion olympique en titre qui tire, il atteint les quart de finale face à l’italien Garozzo qui s’impose 15-10. Un peu plus loin, toujours le 26 juillet, les regards se tournent vers le skate park d’Ariake pour un rendez-vous avec l’histoire. 



En effet, le skate fait son entrée au programme olympique et parmi les athlètes figure la chelloise Charlotte HYM. Charlotte confirme une « tradition » seine et marnaise : être présent pour les premières du sport féminin. En effet, en 1996, le VTT fait son entrée au programme olympique. Parmi les deux françaises, on retrouve la meldoise Sandra TEMPORELLI. En 2004, la lutte féminine entre au programme olympique, la première française qualifiée est Angélique Berthenet Hidalgo (Entente Cesson-Dammarie...). Enfin, en 2004, la première française championne olympique de natation est la melunaise Laure MANAUDOU. 


Charlotte, 26 ans, réalise un score de 5.34 en qualification, ce qui la classe 17e. Seules les 8 premières sont en finale. On notera que sur le podium figure deux japonaises, dont la championne Momiji NISHIYA, championne olympique à 13 ans, l’une des plus jeunes de l’histoire. Autre clin d’œil de l’histoire, alors que la japonaise devenait championne olympique de skate à 13 ans, c’est le tireur koweitien AL RASHIDI qui décroche l’autre record du jour, en devenant médaillé en tir à 57 ans (c’est l’un des médaillés les plus âgés, le plus ancien étant âgé de 72 ans dans les années 1920 !) 



Enfin, le 26 juillet toujours, une troisième athlète du département était en lice, il s’agit de Marine BOYER. La gymnaste meldoise est la seule de l’équipe à avoir disputé les JO en 2016 (4e à la poutre). Elle se classe 44e en sol (12.733) et 22e à la poutre (13.466) mais elle est 4e avec l’équipe de France aux qualifications pour la finale du concours complet par équipe. 


Le 27 juillet justement, c’est la finale de ce concours général par équipe. La France se classe 6e à 832 millièmes du bronze décroché par la Grande Bretagne. C’est le meilleur résultat des françaises (déjà 6e en 2004), confirmant le top 5 des mondiaux 2018 et 2019. La France réalise un saut superbe (43.6 juste derrière la Russie championne olympique) mais ne marque que 38.465 à la poutre (12.066 aportés par Marine Boyer à cet agrès). 



Le 29 juillet est une journée forte avec trois médailles d’argent remportées par les françaises, que ce soit en aviron ou en judo. Mais celle de l’équipe féminine de fleuret a une saveur particulière puisque deux des quatre athlètes sont de Melun. Aux côtés de Pauline RANVIER, Astrid GUYART (3e participation olympique) entre en finale face aux russes et décroche une belle médaille d’argent. Si les russes se sont imposées en finale, les françaises ont dû sortir les italiennes en demi-finale 45-43 avec une remontéé de 11 points. Elles apportent la 12e médaille olympique au club melunais présent aux JO depuis 1960 mais la première chez les femmes. Tokyo restera donc dans l’histoire de l’escrime de Melun en étant le lieu où la première seine et marnaise Colette REVENU a disputé ses premiers jeux, ouvrant la voie aux autres femmes, mais aussi comme le lieu où la première médaille olympique féminine en escrime a été remportée par deux melunaises sur les quatre de l’équipe de France. 



Le 30 juillet, la première course de l’athlétisme est programmée, il s’agit du 3000m steeple. Parmi les participants, le jeune trophée de l’espoir Louis GILAVERT (Pays de Fontainebleau) est engagé. Il boucle sa série en 8’36’’35 soit à la 12e place. L’autre français est aussi éliminé en 8’20’’23. Le soir, Morhad AMDOUNI (Val d’Europe) dispute la première finale de ces JO, à savoir le 10000m mètres. Longtemps 4e, il ne suit pas l’accélération et se classe 10e en 27’53’’58, tournant ses regards vers le marathon où il est engagé le 8 août, espérant connaître le même destin qu’Alain MIMOUN, auteur de ce doublé 10 000 et 42.195m en 1956. 



Le 1er août, après la journée du 31 juillet qui restera dans l’histoire (avec 6 médailles dont le titre olympique par équipe mixte en judo, le premier de l’histoire, permettant à Teddy RINER de décrocher son troisième titre olympique), c’est l’escrimeur melunais Enzo LEFORT qui est entré dans l’histoire. Avec ses camarades de l’équipe de France dont Erwan LE PECHOUX qui était présent comme lui à Rio en 2016, Enzo LEFORT dispute l’épreuve de fleuret par équipe. Ils affrontent l’Égypte (victoire 45-34) puis le Japon qui brille à domicile. La victoire est dure à se dessiner suite à la remontée des japonais (45-42). Puis la France retrouve en finale la Russie (comme les filles d’ailleurs quelques jours plus tôt). C’était la Russie qui avait battue la France en 2016 et ce « traumatisme » a été une motivation supplémentaire pour les deux « anciens » de l’équipe Enzo LEFORT (3e participation olympique) ou Erwan LE PECHOUX (5e participation olympique). La France va prendre l’avantage et fera le match devant face à une équipe russe remaniée (moyenne d’âge 20 ans). Le score résume le match 45-28. Enzo LEFORT apporte le 5e titre olympique à la délégation française, la 21e médaille après celle décrochée par Florent MANAUDOU sur 50 m NL. 


C’est la 13e médaille olympique pour le club melunais d’escrime et le 4e titre après celui décroché en 2000 avec Lionel PLUMENAIL et Patrice LHOTELLIER. Enzo LEFORT entre au Panthéon des champions olympiques Seine et Marnais (composé de Daniel REVENU, de Pascal JOLYOT, de Bruno BOSCHERIE, Frédéric PIETRUSKA, Patrice LHOTELLIER et Lionel PLUMENAIL, de Marcel ROZIER, Michel ROCHE, Hubert PAROT, Laure MANAUDOU, Philippe ROZIER et Roger Yves BOST). En tout cas, les trois melunais engagés reviennent avec une médaille olympique, cela devait être souligné !!! Clin d’œil de l’histoire, à Lorrez le Bocage, les jeunes cyclistes (dont les juniors et les espoirs) disputaient les championnats de France de l’avenir, certains marcheront peut être sur les traces de leurs prédécesseurs en disputant les JO, peut-être à Paris dès 2024 ? 



Le 2 août, ce sont les deux sœurs jumelles de Pontault Combault de 22 ans Charlotte et Laura TREMBLE qui sont entrés en compétition en natation synchronisée. Le duo s’est présenté en dernier des 22 duos. Avec leur programme autour des Amazones sur une musique du cirque du soleil, le duo réalise 88.5667 points, ce qui offre la 8e place après le programme libre. Place mardi 3 août au programme technique avec comme enjeu de rester dans le TOP 12 et accéder à la finale. En tout cas, elles regardent vers 2024, tout comme le champion de tir du 25 m QUICAMPOIX 2e en 2016, champion olympique en 2021 et qui espère être titré à Paris en 2024... 


Le 3 août fera date, puisque c’est ce jour là que l’escalade fait son entrée au programme olympique, mais aussi parce que ce fût le « retour » de la championne américaine Simone BILES qui a décroché sa 7e médaille olympique en bronze à la poutre ou encore par le sacre de Duplantis au saut à la perche (avec pour son dernier essai la tentative de battre son record du monde). Enfin, parce que ce fût une journée de médaille pour le cyclisme, habituellement un grand pourvoyeur de médaille pour les bleus, ce fût la médaille de bronze en cyclisme sur piste en poursuite masculine. Enfin, pour les bleus, que d’émotions avec les basketteurs qui s’imposent de justesse face aux Italiens ou encore les volleyeurs qui battent les double champions du monde polonais, filant ainsi en demi finale, rejoignant notamment les handballeurs. 


Pour les volleyeurs, une remarque, celle portant sur le fait que 50% des sélectionnés bleus ont eu leur père en équipe de France de volley dans les années 1980. Cette culture sportive familiale se vérifie aussi avec le champion olympique de perche DUPLANTIS (père international), ou encore la famille MANAUDOU, ou la rugbywomen CIOFANI dont le papa fût aux JO en 1984. Une tendance qui s’est confirmée en 2021... 


  


Pour les seine et marnais, ce 3 août fût une belle journée. Azedine HABZ (Val d’Europe) faisait son entrée en compétition sur 1500m. Dans une seconde série tactique, il se classe 4e en 3’41’’24 (en demeurant à la corde et en tête du peloton). Il confirme son statut (il détient la 8e performance mondiale de la saison) d’autant que son record est de 3’31’’74 (réalisé à Monaco cette année). Place à la demi-finale. Pour les sœurs TREMBLE (aquarines Pontault), c’était le programme technique. Le thème portait cette fois sur les violences faîtes aux femmes. Avec une prestation notée 88.3474 points, elles se classent 8e et se qualifient pour la finale le 4 aôut ! Elles retrouveront les Russes (97.11 points), les chinoises, les ukrainiennes, mais aussi les japonaises, les canadiennes, les italiennes, les autrichiennes (7e avec 90,38) mais aussi les hollandaises, les biélorusses, les espagnoles et les mexicaines. 


Le 4 août, les sœurs TREMBLE se classent 8e de la finale de la natation synchronisée avec un total (record pour elles) de 176.9807 points. A 22 ans, elles ont tout donné. L’épreuve n’a pas vu de bouleversement au classement, les russes s’imposent (195.91 points), devant les chinoises (192.45 points) les ukrainiennes (189.46 points). Les japonaises sont 4e, les Canadiennes 5e, les Italiennes et les autrichiennes précédent les françaises. Ce 4 août, la France décroche une médaille de bronze en voile 470 et les sports collectifs brillent avec 5 équipes en demi finale, seule la CEI avait fait aussi bien en 1992. 


Le 5 aôut, si du côté de l’athlétisme Kévin MAYER a été cherché la médaille d’argent (comme à Rio en 2016), le sociétaire du Val d’Europe Azedine HABZ avait rendez-vous au stade pour sa demi-finale du 1500m. Dans un peloton où il n’était pas aisé de faire sa place, Azedine se classe 10e en 3’35’’12, la demi-finale étant remportée par le kenyan Abel KIPSANG en 3’31’’65, signant tout simplement le record olympique de la distance. Les relayeuses du 4x400m sont entrées en piste, sans Diana ISCAYE. La bellifontaine a assisté à la série de ses coéquipières, finalement 5e en série en 3’25’’07, ce qui n’est pas suffisant pour aller en finale. Diana ne foulera donc pas la piste de Tokyo, comme Carolle ZAHI en 2016 mais qui cette fois s’est qualifiée avec ses coéquipières du 4x100m. Le 5 août restera une date en or, puisque Steven DA COSTA décroche le premier titre olympique de karaté en -67kg, forcément unique puisque le karaté n’est pas au programme des Jeux de 2024. Et puis les équipes ont enchaîné les performances, avec le hand qui se qualifie pour sa quatrième finale olympique consécutive, seule la Suède a réussi cette performance. En cas de succès, les bleus dépasserait l’URSS et la Croatie doublement titrés et deviendrait l’équipe la plus titrée de l’histoire olympique du handball. Puis les basketteurs se sont imposés 90-89 face à la Slovénie avec un ultime contre splendide de Nicolas BATUM, ce sera de nouveau France-Etats Unis en finale, comme en 2000 ! Enfin, les volleyeurs étaient en demi-finale contre les argentins. Au final, le score est de 3 sets à 0 pour les bleus, poursuivant dans la dynamique du match face à la Pologne. Ce sera leur première finale mais la dernière pour le coach Laurent TILLIE qui a bâti cette équipe qui a sû aller sur le toit du monde et atteindre une finale olympique !!! 


Le 7 août restera dans les annales du sport français avec une journée magique pour le sport collectif avec le basket qui réalise, comme le hand en 2016, le « doublé » avec les hommes qui sont vice-champions olympiques face aux Etats Unis (87-82 avec une avance des Etats Unis de 14 points à un moment du match), puis les féminines sont devenues médaille de bronze en battant la Serbie. Les Handballers retrouvaient en finale (la 4e depuis 2008) les danois, comme en 2016, mais là, ils se sont imposés, permettant à Nikolas Karabatic, Luc Abalo et Mickael Guigou de devenir triple champion olympique de hand, ils ne sont que 4 dans ce cas ! Enfin, le volley homme offre à Laurent Tillie pour son dernier match à la tête de l’équipe depuis 2012 le titre olympique après un match de folie face à la Russie (3-2). Ajouter à la médaille d’argent du rugby à VII et à la finale du hand féminin le 8 aôut, cela fait six médailles pour les sports collectifs ! 


Le 8 août, ultime journée olympique, les handballeuses françaises deviennent championnes olympiques et apportent la 33e médaille à la délègation tricolore. Quelques heures plus tôt, l’épreuve du marathon s’est déroulée à Sapporo (qui devient ainsi la première ville à accueillir les JO d’hiver et deux épreuves des JO d’été). Trois français étaient au départ dont Morhad AMDOUNI (Val d’Europe). Le seine et marnais va faire partie du groupe de tête aux côtés du kenyan KIPCHOGE (champion olympique en titre, titré aux mondiaux de 2003 à Paris, c’est dire sa longévité) ou du brésilien De Nasciemento. 6e au 20e kilomètres, Morhad AMDOUNI voit le kenyan accélérer au 26e kilomètre pour faire le trou (il s’imposera en 2h8’’38) et le brésilien avoir une défaillance. Au 30e kilomètre, le seine et marnais est 11e et va avoir des crampes aux ischios. Au final, il s’accroche et boucle lemarathon olympique à la 17e place en 2h14’’33, devancé notamment par le français Nicolas NAVARRO (12e), soit deux français dans le top 20. Le troisième français Hassan CHADI se classe 45e en 2h18’40. 



La cérémonie de clôture va se dérouler avec le passage de drapeau à Paris, fixant le rendez-vous au 26 juillet 2024 pour la cérémonie d’ouverture au stade de France. D’ici là, c’est un autre sociétaire de Val d’Europe Yohan PETER qui va découvrir les jeux paralympiques en escrime, avec là aussi des ambitions. 


Les résultats des 11 seine et marnais... 

  • Enzo LEFORT, champion olympique par fleuret en équipe.
  • Astrid GUYART et Pauline RANVIER : vice-championne olympique par équipe de fleuret.
  • Marine BOYER, 6e en finale du concours complet par équipe de gymnastique.
  • Charlotte et Laura TREMBLE, 8e en natation artistique.
  • Morhad AMDOUNI, 10e en finale du 10 000m et 14e sur le marathon.
  • Azedine HABZ, 10e en demi-finale du 1500m.
  • Louis GILAVERT, 12e série du 3000m steeple.
  • Charlotte HYM, 17e en qualification skate board street
  • Diane ISCAYE, sélectionnée pour le 4x400m, éliminé en série le 5 août (sans être entrée en piste) 



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